La Contraception Naturelle: une Alternative Vegan et Sans Déchets à la Pilule

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Cet article n’est pas sponsorisé. Toute opinion exprimée ici est 100% personnelle et je n’ai reçu aucune compensation d’aucune sorte.

 
Source: Pixabay

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Devenir vegan, il y a six ans, m’est apparu comme une victoire en tant que telle, comme avoir gagné la permission de dire que mes actions correspondaient à mon éthique. Mais quelques années plus tard, ce qui semblait alors être une fin vers laquelle tendre donnait désormais le sentiment de n’être que le début, le moment où je me suis éveillée à une nouvelle vie dont je n’ai pas fini de découvrir de nouvelles facettes. Si devenir vegan n’est que le début du long voyage, c’est parce que lorsque l’on saute le pas, on se rend vite compte qu’en réalité, ce n’est que le moins que l’on puisse faire et que mener une vie sans cruauté va bien plus loin que ce que l’on choisit de manger ou pas. C’est pourquoi la plupart des vegans disent qu’il s’agit d’un mode de vie, et non d’un régime alimentaire.

C’est ainsi que, quelques années après m’être lancée, j’ai réalisé quelque chose: aussi vegan que mon alimentation fût, des améliorations restaient à faire à d’autres niveaux. Et la contraception en faisait partie. J’ai toujours su que les produits pharmaceutiques, de manière générale, sont testés sur les animaux et/ou contiennent des produits issus de l’exploitation des animaux (attention, si vous avez une pathologie qui nécessite que vous preniez des médicaments, je ne dis absolument pas que vous devriez cesser de les prendre!) mais, comme nombre d’entre nous ont été amené(e)s à le penser depuis notre plus jeune âge, je croyais que les seules alternatives à la pilule étaient soit peu fiables soit vraiment pas pratiques.

 
Source: Pixabay

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C’est comme cela que ma quête vers une alternative vegan à la contraception “typique” a commencé. Au début, j’ai commencé par chercher s’il existait une “pilule vegan”, parce que ma logique était toujours guidée par l’état d’esprit que le meilleur moyen de gérer sa fertilité est de la supprimer entièrement. Et alors que ces recherches dont je suis partie ne se sont pas révélées très fructueuses, j’ai appris beaucoup de choses en les effectuant. En effet, alors que je cherchais une “meilleure pilule”, je suis tombée sur nombres d’articles expliquant ses effets nocifs. Ce qui a réellement fini de me convaincre a été le livre d’Alisa Vitti, Woman Code, qui ne semble malheureusement pas exister en version française. Pour celles et ceux qui souhaient comprendre les méfaits de la pilule (et qui comprennent l’anglais, donc), c’est vraiment la personne vers laquelle se tourner! J’ai également appris beaucoup en regardant ses vidéos YouTube. Une vraie mine d’or!

Woman Code, by Alisa Vitti

Woman Code, by Alisa Vitti

J’étais convaincue que la pilule ne pouvait plus être “ma solution”, et j’ai immédiatement cessé de la prendre… Et nous sommes tombés d’accord pour utiliser des préservatifs jusqu’à ce que je puisse trouver une alternative qui nous conviendrait à tous les deux (parce que, oui, pour ces choses-là, on est deux à être concernés). Nous utilisons d’ailleurs toujours ces préservatifs végans occasionnellement et ce sont les meilleurs qu’on ait trouvé jusqu’à maintenant.

Comme mes règles ont toujours été très inconfortables si on veut utiliser un euphémisme (et bien que j’aie tout de même réussi à améliorer un peu les choses, encore une fois, grâce à Alisa Vitti et au “cycle syncing” - ou synchronisation du cycle), je n’étais pas du tout prête à envisager le stérilet, et je ne voulais pas non plus de procédure médicale quelle qu’elle soit. Mon chéri n’était pas non plus très emballé par l’idée d’une vasectomie. Les spermicides et autres solutions chimiques, à mon sens, n’étaient ni beaucoup mieux, ni plus écologiques, ni plus saines que la pilule, et elles n’étaient pas vegan non plus.

J’avais entendu parler de la méthode Ogino (ou méthode du rythme) et d’autres solutions hautement risquées reposant sur le Calendrier, alors quand j’ai lu mon premier article sur les méthodes basées sur l’observation du cycle féminin, j’étais hautement septique. Mais ces méthodes ne cessaient de revenir sur le tapis lorsqu’il s’agissait de solutions prouvées par la science offrant un moyen de contraception particulièrement fiable sans effet secondaire indésirable… Alors j’ai continué à lire. Et plus je lisais, plus cela devenait logique et convainquant. Parce que l’idée n’est surtout pas de '“deviner” quand on est fertile ou pas: c’est au contraire d’observer et de guetter l’apparition d’un certain nombre de symptômes très clairs indiquant que l’ovulation a eu lieu et qu’elle est terminée. J’ai vérifié et re-vérifié autant de sources que possible et j’ai à chaque fois trouvé la même confirmation: une femme n’est fertile que durant une “fenêtre d’ovulation”, qui ne dure qu’environ 6 jours par cycle.

Inutile de préciser que j’étais convaincue! J’ai commencé à observer mes cycles en me basant sur tout ce que j’avais appris pour voir si tout semblait exact et, très vite, j’ai effectivement commencé à trouver que les symptômes décrits revenaient encore et encore, cycle après cycle. Et après des mois d’observations (parce que nous sommes très, très prudents!) nous nous sommes lancés et nous avons abandonné les préservatifs lorsque nous savions que “nous ne risquions rien”. C’était il y a presque trois ans et je suis ravie de vous informer que nous n’avons toujours pas de bébé!

Alors, comment ça marche exactement?

Comme je ne veux pas être tenue pour responsable si jamais quoi que ce soit allait de travers pour vous, je souhaite insister sur le fait que je ne suis pas une experte certifiée et que je ne dévoilerai donc pas tout concernant la méthode à appliquer. Si vous souhaitez tester cette méthode, je vous suggère de lire autant que possible sur le sujet, notamment le manuel référencé plus loin avec la plus grande attention et éventuellement de vous tourner vers des professionnels pour une formation. Comme c’est le cas pour toutes les méthodes contraceptives (oui, oui, même avec la pilule!), le risque de tomber enceinte existe si l’on ne suit pas les instructions à la lettre ou si notre interprétation est erronée. Mon conseil: ne soyez jamais trop confiant(e)s! De la même manière que vous n’êtes plus protégés si vous sautez ne serait-ce qu’une prise avec la pilule, il est possible de faire une erreur avec la contraception naturelle si l’on n’applique pas suffisamment de vigilance.

Maintenant que nous sommes bien d’accord, voici comment j’ai choisi d’apprendre à gérer ma fertilité. J’ai choisi la méthode Symptothermique, qui est basée sur l’observation du cycle en cours. Il ne s’agit jamais d’estimer le moment de l’ovulation en se basant sur ce que l’on a observé le mois précédent. C’est pourquoi il est si important d’appliquer la méthode consciencieusement et de continuer à noter les symptômes mois après mois après mois. Ne soyez jamais tenté(e)s de vous livrer à des estimations ou de compter les jours.

L’idée est de déterminer exactement dans quelle phase de son cycle on se trouve, et d’être capable de le savoir à n’importe quel moment. Le cycle féminin naturel comporte quatre phases distinctes:

1 – La phase Menstruelle (les règles)

2 – La phase Folliculaire (avant l’ovulation)

3 – La phase Ovulatoire (ovulation)

4 – La phase Lutéale (entre la fin de l’ovulation et le début du cycle suivant, qui correspond aux prochaines règles.)

Dans l’ensemble, la durée du cycle peut varier, et chacune des phases ne durera pas forcément exactement le même nombre de jours tous les mois. Mais la phase la plus longue se trouve être celle pendant laquelle nous sommes absolument infécondes: la phase lutéale. C’est durant l’ovulation que le risque de grossesse est le plus élevé. Pendant la phase menstruelle et la phase folliculaire, un risque peut exister en fonction de l’arrivée de l’ovulation: si vous avez une phase folliculaire particulièrement courte (comme c’est souvent mon cas par exemple), ne prenez pas le risque et considérez-vous comme fertile! Car même si une femme n’est techniquement fertile que durant l’ovulation, les spermatozoïdes ont la capacité de survivre dans le coprs de la femme (selon les conditions) jusqu’à plus de 5 jours, et donc d’attendre patiemment l’ovulation!

Alors… comment on fait?

Les pionnier(ère)s de la méthode utilisaient un thermomètre, un crayon et un calepin pour suivre l’évolution des symptômes et compiler les informations sous la forme d’un graphique. Heureusement pour nous, ce n’est plus une obligation car il existe désormais de très bonnes applis qui nous permettent de suivre l’évolution de la situation. Il suffit de reporter les informations relevées dans l’appli (ou, dans mon cas, les applis - ai-je déjà mentionné que nous sommes très, très prudents?) tous-les-jours et l’appli se charge des calculs. Ce qui ne veut absolument pas dire que vous ne devriez pas savoir comment cela fonctionne, bien sûr!

Plusieurs “symptômes” doivent être observés. Les fluctuations de la Température Basale (ou BBT), les différents types de sécretions (ou glaire cervicale - oui, je sais, le nom n’est pas génial!) et la position du col de l’utérus (mais ce n’est pas une obligation car il peut y avoir des fluctuations). Et si vous commencez à suivre vos cycles sérieusement, vous remarquerez même d’autres symptômes, en particuler concernant l’humeur ou le niveau d’énergie que vous apprendrez à reconnaître.

Les seuls outils dont on a besoin sont un smartphone et un thermomètre basal comme celui-ci.

 
Basal Body Temperature
 

J’aime bien ce modèle parce qu’il comporte une fonction mémoire, ce qui veut dire que je n’ai pas besoin de me jeter sur mon téléphone à peine réveillée!

Pendant les premiers moins, j’utilisais également un petit outil nommé Ovatel qui aide à déterminer quand l’ovulation a eu lieu grâce à la salive. Cela fonctionnait, mais j’ai trouvé que cela rajoutait une étape à ma routine matinale et, passé un certain point, c’était devenu inutile. Donc j’ai cessé de l’utiliser.

 
Ovatel
 

Alors, quelles sont les meilleures applis?

La première appli que j’ai utilisé était celle de Sympto, simplement parce que j’ai énormément appris grâce à leur manuel (référencé à la fin de l’article). Mais au fil des mois, j’ai continué à tester d’autres options en me basant sur cette liste d’applications fiables pour l’observation de la fertilité (en anglais). Une liste en français peut ête trouvée ici.

L’appli que je préfère (que j’adore le plus, devrais-je dire) est Lily.

Lily.PNG

Elle est en anglais et disponible uniquement sous iOS, mais je l’adore parce qu’elle offre un design vraiment clair, précis et joli. Mais le plus important, c’est la section qui contient toutes les informations sur les calculs réalisés par l’appli pour que vous puissiez savoir pourquoi l’appli considère que vous êtes fertile ou non ce jour-là, et ce, même dans la version gratuite. J’ai cependant décidé recemment d’acheter la version premium. Non pas parce que je pensais que les fonctionnalités supplémentaires étaient indispensables, mais parce que j’ai appris que les créateurs de l’appli avaient des difficultés à continuer à la mettre à jour parce que trop peu d’utilisateurs choisissaient la version payante (sans doute en partie parce que l’appli est déjà tellement utile dans sa version gratuite). Alors j’ai décidé de manifester mon soutien!

J’utilise aussi Sympto.

Son interface est moins belle et plus basique, mais elle fonctionne et ne donne pas de faux sentiment de sécurité: si l’appli n’est pas sûre, vous êtes fertile! Il existe une version gratuite (que j’utilise) mais ce n’est pas le cas indéfiniment: après un certain temps, on est sensé payer pour une formation à la symptothermie et le site essaye vraiment de vous pousser à y céder. Mais si vous n’essayez pas de changer de téléphone, cela devrait aller… L’appli est également disponible en français.

J’ai cessé d’utiliser Glow.

Glow.PNG

J’ignore si l’appli est disponible en français. Même si l’interface est assez sympathique et semble assez fiable la plupart du temps, cela n’a pas toujours été le cas et comme l’appli utilise un algorithme qui lui est propre (à la différence des deux premières applis qui s’en tiennent strictement aux règles symptothermiques), il est difficile de lui faire entièrement confiance. C’est une mise à jour qui a changé tout le design (pour une ènième fois) qui m’a convaincue de laisser tomber.

L’appli MyFlo d’Alisa Vitti mérite aussi sa place sur la liste, même si elle n’est pas disponible en français.

MyFlo.PNG

Il ne s’agit pas exactement d’une application permettant de gérer sa fertilité mais elle donne des informations intéressantes sur la synchronisation du cycle. Honnêtement, si vous avez le livre, vous n’avez certainement pas besoin de dépenser de l’argent dans cette appli, car les informations qu’elle contient sont assez limitées et les mises à jour rares.

Des références fiables pour débuter?

La liste que je donne ici n’est en aucun cas exhaustive, mais ce sont certaines des meilleures ressources que j’aie pu trouver. Je vous les donne sans ordre spécifique.

Cycle Naturel est un site assez complet qui reprend en français les points les plus importants des méthodes d’observation du cycle. C’est une ressource intéressante en guise d’introduction au concept, pour savoir si cette solution vous correspondrait.

Le Manuel de Sympto, proposé en téléchargement libre et en français directement sur leur site est incontournable. Ne vous y trompez pas: le site n’est pas très attrayant mais cet e-book est très complet et vous apprendra tout ce que vous aurez besoin de savoir sur la méthode symptothermique et sur l’utilisation de leur appli. Commencer à suivre ses cycles en utilisant Sympto est une bonne manière de s’habituer à la méthode sans devoir se livrer à des estimations dangereuses. Après, si vous n’aimez pas particulièrement l’appli, vous pourrez toujours passer à une autre qui vous plaira mieux une fois que vous maîtriserez parfaitement les principes de la symptothermie.

Woman Code, comme je l’ai déjà mentionné, ce livre en anglais est une mine d’or pour vous aider à reconnaître les phases de votre cycle en vous basant sur d’autres symptômes. Vous apprendrez que chaque phase est différente et s’accompagne de certains changements hormonaux qui devraient dicter ce que nous mangeons, le type d’activités auxquelles nous nous livrons, et même les sports que nous pratiquons aux différents moment du cycle pour une santé hormonale optimale! C’est tout simplement fascinant.

Il existe bien d’autres ressources, et j’en évoque certaines dans la version en anglais de cet article. N’hésitez pas non plus à vous promener en ligne ou même sur Amazon où vous trouverez sans doute d’autres informations complémentaires.

 En voilà un long article! J’espère avoir attisé votre curiosité sur cette méthode contracéptive complètement vegan, naturelle, écologique et non-invasive!